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Quand l'arbre murmure la sagesse de l'acceptation

7 février 2026 par
Quand l'arbre murmure la sagesse de l'acceptation
Erika Borlon

Le pouvoir de l’acception, la fin de toute souffrance

(Dialogue inspiré de l’enseignement d’Osho)


- Maître, pourquoi est-ce si difficile de trouver la paix ?

J’ai l’impression que la vie me secoue sans cesse…

Comment rester stable au milieu de tout cela ?


-Viens. Approche-toi de cet arbre.

Il a quelque chose à t’enseigner.


-Cet arbre ?

Il ne dit rien… il ne fait rien.


-Justement.

Regarde-le. Observe.

Le vent se lève. Les branches se courbent.


-Tu vois ? Il plie… mais il ne casse pas.


-Oui… il se laisse faire.

Est-ce cela que tu m’invites à devenir ? Passif ?


-Non.

Je t’invite à devenir vivant.

L’arbre n’est pas passif :

il accueille.

Il ne refuse pas le vent.

Il ne lutte pas contre ce qui est.

Il se laisse traverser… et c’est ainsi qu’il demeure debout.


-Mais maître… si je me laisse traverser par tout, ne vais-je pas souffrir encore plus ?


-La souffrance vient de ce que tu refuses,

pas de ce que tu vis.

Regarde encore.

Une pluie fine commence à tomber. Les feuilles oscillent doucement.


-L’arbre accueille la pluie comme il accueille le soleil.

Il n’exige pas que la vie soit différente.

Il ne proteste pas contre les saisons.

Et pourtant… il grandit.

Toujours.


-Comment… comment apprendre cela ?


-Par l’acceptation.

Pas la résignation, non.

L’acceptation véritable :

celle qui dit « Je vois ce qui est.

Je n’ai pas besoin d’aimer cela,

mais je cesse de lutter contre.

Je m’ouvre à ce que la vie veut me montrer. »


-Alors, l’acceptation me rendra plus fort ?


-Oui.

L’arbre ne devient pas fort en combattant le vent…

mais en dansant avec lui.


-Et quand la colère, la peur ou la douleur viennent à moi…

que dois-je faire ?


-Les accueillir comme des visiteurs.

Dire : « Vous êtes là, je vous vois.

Entrez, mais ne prenez pas toute la place.

Je suis l’espace, vous n’êtes que le passage. »


-Je crois comprendre…

Quand je refuse ce que je vis, la souffrance grandit.

Quand j’accepte, elle se transforme.


-Exactement.

L’acceptation est un souffle.

Une ouverture.

Une porte vers la paix.

Le soleil perce les nuages. L’arbre se redresse, immobile et majestueux.


-L’arbre n’a jamais cessé d’être lui-même.

Ni dans le vent,

ni dans la pluie,

ni dans la lumière.

Apprends de lui.

Sois stable dans ton être,

flexible dans tes réactions,

et ouvert à ce que la vie veut t’offrir…

même quand cela commence par une tempête.


-Maître… je crois que je sens déjà un apaisement.

Comme si quelque chose en moi disait enfin :

« D’accord. Je laisse la vie venir. »


-Alors tu as compris.

Car l’acceptation n’est pas une idée…

C’est un état.

Un espace.

Une paix qui commence au moment où tu cesses de lutter.


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