Le pouvoir de l’acception, la fin de toute souffrance
(Dialogue inspiré de l’enseignement d’Osho)
- Maître, pourquoi est-ce si difficile de trouver la paix ?
J’ai l’impression que la vie me secoue sans cesse…
Comment rester stable au milieu de tout cela ?
-Viens. Approche-toi de cet arbre.
Il a quelque chose à t’enseigner.
-Cet arbre ?
Il ne dit rien… il ne fait rien.
-Justement.
Regarde-le. Observe.
Le vent se lève. Les branches se courbent.
-Tu vois ? Il plie… mais il ne casse pas.
-Oui… il se laisse faire.
Est-ce cela que tu m’invites à devenir ? Passif ?
-Non.
Je t’invite à devenir vivant.
L’arbre n’est pas passif :
il accueille.
Il ne refuse pas le vent.
Il ne lutte pas contre ce qui est.
Il se laisse traverser… et c’est ainsi qu’il demeure debout.
-Mais maître… si je me laisse traverser par tout, ne vais-je pas souffrir encore plus ?
-La souffrance vient de ce que tu refuses,
pas de ce que tu vis.
Regarde encore.
Une pluie fine commence à tomber. Les feuilles oscillent doucement.
-L’arbre accueille la pluie comme il accueille le soleil.
Il n’exige pas que la vie soit différente.
Il ne proteste pas contre les saisons.
Et pourtant… il grandit.
Toujours.
-Comment… comment apprendre cela ?
-Par l’acceptation.
Pas la résignation, non.
L’acceptation véritable :
celle qui dit « Je vois ce qui est.
Je n’ai pas besoin d’aimer cela,
mais je cesse de lutter contre.
Je m’ouvre à ce que la vie veut me montrer. »
-Alors, l’acceptation me rendra plus fort ?
-Oui.
L’arbre ne devient pas fort en combattant le vent…
mais en dansant avec lui.
-Et quand la colère, la peur ou la douleur viennent à moi…
que dois-je faire ?
-Les accueillir comme des visiteurs.
Dire : « Vous êtes là, je vous vois.
Entrez, mais ne prenez pas toute la place.
Je suis l’espace, vous n’êtes que le passage. »
-Je crois comprendre…
Quand je refuse ce que je vis, la souffrance grandit.
Quand j’accepte, elle se transforme.
-Exactement.
L’acceptation est un souffle.
Une ouverture.
Une porte vers la paix.
Le soleil perce les nuages. L’arbre se redresse, immobile et majestueux.
-L’arbre n’a jamais cessé d’être lui-même.
Ni dans le vent,
ni dans la pluie,
ni dans la lumière.
Apprends de lui.
Sois stable dans ton être,
flexible dans tes réactions,
et ouvert à ce que la vie veut t’offrir…
même quand cela commence par une tempête.
-Maître… je crois que je sens déjà un apaisement.
Comme si quelque chose en moi disait enfin :
« D’accord. Je laisse la vie venir. »
-Alors tu as compris.
Car l’acceptation n’est pas une idée…
C’est un état.
Un espace.
Une paix qui commence au moment où tu cesses de lutter.
Etre Essentiel